Jeudi 25 juin 2009

Un appui libéral

pablo_rodriguez_vf

Lettre d’appui à « Je suis, nous sommes pour un service public de qualité » du député d’Honoré-Mercier et porte-parole de l’opposition officielle en matière de patrimoine canadien et de langues officielles, Pablo Rodriguez

Dans sa décision d’abandonner Radio-Canada-CBC à son sort, le gouvernement conservateur a clairement indiqué que notre diffuseur public n’est pas une priorité pour lui, bien au contraire.

L’inaction du gouvernement a fait en sorte que Radio-Canada-CBC doit aujourd’hui couper 800 emplois partout au pays et vendre pour 125 millions de dollars d’actifs. Pire, malgré que le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, a clairement dit par le passé qu’il n’y aurait plus de coupures à Radio-Canada-CBC, voilà qu’on apprend que notre diffuseur public pourrait perdre 5% de son financement gouvernemental à la suite de l’examen stratégique des programmes et services fédéraux qui se déroule présentement. Cela pourrait vouloir  dire plus 50 millions de dollars de moins dans le prochain budget de la société d’État. Comme si ces multiples attaques ne suffisaient pas, on apprenait récemment que le gouvernement songe même à privatiser notre diffuseur public.

Le démantèlement de cette institution pour des motifs idéologiques choque les Canadiennes et les Canadiens. Le Parti libéral du Canada a demandé a plusieurs reprises au gouvernement de venir en aide à CBC-Radio-Canada, lui demandant d’expliquer au passage comment l’ajout de 800 chômeurs de plus constitue une mesure de relance économique. Malgré nos demandes le gouvernement Harper est demeuré sur sa position.

Pour contrer l’inaction du Premier ministre, c’est avec enthousiasme que j’appuie la campagne « Je suis, nous sommes pour un service public de qualité ». CBC-Radio-Canada joue un rôle essentiel pour le développement social et culturel du Canada et nous devons tout faire pour sauver notre diffuseur public des mains des Conservateurs.

J’invite tous ceux qui ont à cœur notre institution à joindre ce mouvement, en faisant entendre leur voix pour sauver notre diffuseur public lequel, si rien n’est fait, se dirige vers une mort lente mais assurée. Ne laissons pas les Conservateurs nous départir de l’une de nos fiertés nationales !

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