
Les activités de soutien à Radio-Canada se multiplient en Estrie. C’est dans un bar du centre-ville de Sherbrooke, que Les ami-e-s de Radio-Canada en Estrie ont officiellement ouvert leur campagne à la mi-juin, en présence de partisans du diffuseur public et du porte-parole de la région, l’ancien député libéral André J. Hamel.
Le comité Les ami-e-s de Radio-Canada en Estrie, membre de la coalition Je suisnoussommes.com, a aussi lancé à une pétition destinée à l’ensemble de la population de l’Estrie. Les membres de ce comité, dont font partie Daniel Nadeau, Robert Poupart et Jean Lacharité, espèrent recueillir des milliers de signatures au cours des prochains mois.
Déjà, trois députés du Bloc québécois, France Bonsant de Compton-Stanstead, Serge Cardin de Sherbrooke et Christian Ouellet de Brome-Missiquoi ont accepté d’appuyer la pétition. Les députés en ont profité pour dénoncer la fin du téléjournal du midi en Estrie.
L’action naissante de la coalition estrienne a par ailleurs suscité les réactions du député de Mégantic-L’Érable, le conservateur Christian Paradis. Dans une lettre publiée dans le journal La Tribune, M. Paradis a réitéré les propos déjà tenus par le ministre du Patrimoine James Moore qui se défend d’avoir diminué le budget de la Société d’État. Le député rappelle que ce sont les libéraux qui ont coupé le budget de la SRC de 414 millions de dollars dans les années 1990. Comme le ministre Moore, Christian Paradis insiste pour dire qu’Ottawa versera cette année plus de 1 milliard de dollars à CBC/SRC.
Ce montant que le député conservateur qualifie d’historique, est-il par contre suffisant?
Ainsi dans sa réplique, le ministre des Travaux publics ne dit rien du sous-financement chronique de la SRC que relevait l’ancien président de CBC/SRC, Robert Rabinovitch, lors d’une de ses dernières comparutions devant le Comité du patrimoine canadien. Le ministre Paradis ne souligne pas non plus l’impact de la crise des revenus publicitaires que traversent les grands médias sur le budget de Radio-Canada. Silence aussi sur le refus du gouvernement de permettre au diffuseur public de recourir au crédit pour traverser cette période turbulente. La question d’un soutien financier gouvernemental accru, stable et pluriannuel de la Société Radio-Canada reste donc entière.
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